L’Islande s’impose comme une terre de contrastes saisissants où le feu des volcans rencontre la glace millénaire. Partir pour une aventure de dix jours permet une exploration profonde de ces paysages bruts tout en gardant un rythme agréable. Faire le tour complet de l’île par la route circulaire offre une expérience riche en émotions et en découvertes visuelles. Ce guide complet vous accompagne pour transformer ce rêve boréal en une réalité parfaitement organisée.
Quel véhicule choisir pour affronter les pistes islandaises sans crainte ? Comment optimiser son budget face au coût de la vie locale ? Cet article détaille l’itinéraire idéal étape par étape ainsi que les astuces pratiques essentielles. Vous découvrirez toutes les réponses à ces questions ainsi que des conseils pour réussir votre road trip de manière inoubliable.
À retenir
- Une durée de dix jours permet de parcourir la route numéro 1 et de voir l’essentiel des paysages variés de l’île.
- Une préparation technique rigoureuse avec un véhicule adapté et des vêtements multicouches garantit un confort optimal face aux éléments.
- Le respect des sites naturels protégés et de la météo locale assure une sécurité totale lors de chaque étape du voyage.
Pourquoi choisir un format de 10 jours en Islande pour votre voyage
L’équilibre idéal entre découverte et immersion locale
Vous vous demandez combien de temps consacrer à l’Islande ? Dix jours, c’est la durée magique. C’est le compromis parfait pour ne pas survoler cette terre de feu et de glace. Moins, et la frustration vous guette. Plus, et cela devient une expédition qui demande un budget plus conséquent. Un séjour de 10 jours en Islande vous donne le souffle nécessaire pour boucler le tour de l’île sans courir après la montre en permanence.
Cette durée vous permet de suivre un itinéraire complet tout en vous accordant des pauses, des détours imprévus et des moments de contemplation. Vous aurez le temps de vous perdre un peu, de quitter les sentiers battus pour dénicher une cascade secrète ou une source chaude isolée. C’est précisément dans ces moments que la magie de l’Islande opère. On ne vient pas ici pour cocher une liste, mais pour ressentir la puissance de la nature.
Avec une bonne organisation, dix jours suffisent pour voir les incontournables et s’immerger dans la culture locale. Vous pourrez passer une soirée à Reykjavik, discuter avec des pêcheurs dans un petit village des fjords et prendre le temps de randonner sur un glacier. Mes conseils pour organiser votre aventure visent justement à optimiser ce temps précieux. Un road trip en Islande est une expérience qui se vit, et non une course contre-la-montre.
La boucle complète par la route numéro 1
L’un des plus grands atouts de l’Islande pour les voyageurs est sa fameuse route numéro 1, aussi appelée la route circulaire. Cet axe goudronné de 1332 kilomètres fait le tour complet de l’île. C’est l’épine dorsale de tout grand voyage islandais. En dix jours, vous pouvez la parcourir dans son intégralité sans pour autant passer votre vie dans la voiture. C’est un objectif à la fois ambitieux et tout à fait réalisable.
Cette route vous conduit à travers des paysages d’une diversité incroyable. Vous passerez des plages de sable noir du sud aux majestueux fjords de l’est, où la route serpente entre mer et montagne. Vous explorerez les zones géothermiques bouillonnantes du nord avant de redescendre vers l’ouest. La route circulaire est un fil conducteur qui vous mène aux portes des plus grands sites naturels du pays.
Elle vous donne accès à des merveilles comme l’immense glacier Vatnajökull ou vous permet de faire un crochet par la péninsule de Snæfellsnes, souvent décrite comme une « Islande en miniature ». Attention toutefois : si votre rêve est de vous aventurer au cœur des terres, dans les Highlands d’Islande, la route 1 ne suffit pas. Ces pistes de montagne, ouvertes seulement en été, exigent un véhicule adapté et plus de temps.
Une liberté totale grâce au road trip
L’Islande est une terre qui appelle à la liberté. La meilleure façon de répondre à cet appel ? Un road trip en Islande, sans hésitation. Louer un véhicule vous affranchit des contraintes des tours organisés et des horaires de bus. C’est vous qui décidez où et quand vous arrêter. Une aurore boréale danse dans le ciel ? Hop, on se gare et on admire. Un troupeau de moutons photogéniques bloque la route ? C’est l’occasion d’une pause sympathique.
La location de voiture est la clé, mais quel type de véhicule choisir ? Pour une autonomie maximale, le van aménagé est le roi. Il vous offre un toit pour la nuit et une petite cuisine pour préparer vos repas. C’est la solution la plus flexible pour les amoureux de la nature qui veulent se réveiller chaque matin avec une nouvelle vue imprenable. De plus, cela permet de maîtriser son budget hébergement, un poste de dépense non négligeable en Islande.
Cette formule vous permet de construire et d’ajuster votre itinéraire complet au jour le jour. Vous pouvez ainsi vous écarter des sentiers battus quand l’envie vous prend. La liberté de s’arrêter dans un camping au pied d’une cascade ou de passer une heure de plus à observer les phoques n’a pas de prix. C’est cette autonomie qui transforme un simple voyage en une véritable aventure personnelle.
Bien préparer son départ pour un séjour réussi
Quelle saison privilégier pour ce grand tour de l’île
Choisir sa saison, c’est presque choisir son voyage. L’Islande offre des visages radicalement différents au fil des mois. L’été, de juin à août, correspond à la haute saison. Les jours sont infinis grâce au soleil de minuit, toutes les routes sont ouvertes et les paysages se parent d’un vert éclatant. C’est la période idéale pour la randonnée et pour observer les macareux. La température de 10°C en moyenne est douce, mais le temps reste très changeant.
L’hiver, de son côté, transforme l’île en un royaume de glace féerique. Les journées sont courtes, mais le spectacle est permanent. C’est la saison reine pour chasser les aurores boréales qui dansent dans le ciel nocturne. Les cascades se figent dans la glace et la neige recouvre tout d’un manteau blanc. Cependant, la conduite est plus délicate et certaines routes sont fermées. Un voyage en hiver demande plus de préparation et de flexibilité.
Et les saisons intermédiaires ? Le printemps (avril-mai) et l’automne (septembre-octobre) sont d’excellents compromis. Il y a moins de monde, les prix sont plus doux et vous pouvez avoir le meilleur des deux mondes : des journées assez longues pour explorer et des nuits assez sombres pour espérer voir des aurores boréales. Pour un autotour de 10 jours en Islande, septembre est à mon avis un mois fantastique. Vous bénéficiez d’une belle lumière et des couleurs automnales. Réfléchissez bien à vos priorités, car ces quelques conseils pour organiser votre choix de saison sont cruciaux.
Le choix du véhicule entre citadine et 4×4 robuste
La question du véhicule est centrale pour un road trip réussi. Faut-il opter pour une petite citadine économique ou investir dans un véhicule 4×4 ? La réponse dépend entièrement de votre itinéraire. Si vous prévoyez de vous en tenir strictement à la route circulaire et aux grands axes goudronnés, une voiture classique suffit amplement durant la période estivale.
En revanche, dès que vous souhaitez explorer les routes « F » qui mènent au cœur des Highlands d’Islande, le 4×4 devient obligatoire. Ces pistes ne sont pas goudronnées, traversent des rivières et sont réservées aux véhicules adaptés. Tenter de s’y aventurer sans un véhicule 4×4 est non seulement interdit et dangereux, mais votre assurance location ne vous couvrira pas. En hiver, même sur la route 1, un 4×4 offre une sécurité et une tenue de route bien supérieures sur la neige et le verglas.
Une option intermédiaire très populaire est le van aménagé. La plupart sont des deux-roues motrices, ce qui les limite aux routes classiques. Cependant, ils combinent transport et logement, ce qui représente une économie substantielle. La location de voiture est un des postes les plus importants du budget, alors pesez bien le pour et le contre. Un 4×4 vous offre plus de liberté, une voiture classique vous fait économiser de l’argent. À vous de voir où se situe votre priorité.
Les indispensables à glisser dans votre valise technique
Préparer sa valise pour l’Islande, c’est un peu comme s’habiller pour quatre saisons en une seule journée. La clé, c’est la technique des trois couches. Une première couche thermique près du corps, une deuxième couche isolante comme une polaire, et une troisième couche imperméable et coupe-vent. N’oubliez jamais cette dernière, même si le ciel est bleu au départ !
Vos pieds vous remercieront si vous investissez dans de bonnes chaussures de randonnée, étanches de préférence. Vous marcherez sur des sentiers boueux, des plages de sable noir et peut-être même dans la neige. Le terrain d’une région volcanique est souvent accidenté. Ajoutez à cela des chaussettes chaudes en laine, un bonnet, une écharpe et des gants. Oui, même en été où la température de 10°C peut vite sembler glaciale avec le vent.
Deux éléments souvent oubliés mais essentiels : un maillot de bain et des lunettes de soleil. Un maillot de bain ? Mais oui ! L’Islande regorge de sources chaudes et de piscines géothermales où il serait dommage de ne pas se prélasser. Quant aux lunettes de soleil, elles sont cruciales pour se protéger de la réverbération sur les glaciers ou la neige. Enfin, si vous voyagez en hiver, un trépied photo est indispensable pour capturer la magie des aurores boréales avec de longues expositions.
Budget moyen à prévoir pour 10 jours en Islande sans surprise
Abordons le sujet qui fâche un peu : le budget de voyage. L’Islande est une destination chère, il faut le savoir pour ne pas avoir de mauvaises surprises. Pour un séjour de 10 jours en Islande, le budget varie énormément selon vos choix de confort et la saison. Le poste de dépense le plus important est souvent le duo transport et logement. La location de voiture représentera une part significative de vos frais.
En haute saison, attendez-vous à des prix qui grimpent en flèche pour les vols, les hébergements et les locations. Si vous optez pour une voiture classique et des nuits en guesthouse ou auberge de jeunesse, vous pouvez estimer un budget d’environ 1500 à 2000 euros par personne, hors vols. Si vous préférez le confort d’un van aménagé pour plus de liberté, le coût de la location sera plus élevé, mais vous économiserez sur les nuits et la nourriture.
Pour maîtriser les coûts, je vous conseille de cuisiner un maximum. Faites vos courses dans les supermarchés « discount » comme Bonus ou Kronan. L’alcool est très cher, tout comme les restaurants. Réservez vos vols et votre véhicule bien à l’avance, surtout pour la haute saison. Planifier intelligemment peut vous faire économiser des centaines d’euros, ce qui vous permettra de vous offrir une belle excursion, comme une sortie en bateau ou une randonnée sur glacier.
Itinéraire détaillé pour faire le tour de l’île en dix étapes
Jour 1 : arrivée à Reykjavik et première immersion urbaine
Bienvenue en Islande ! Après avoir atterri à l’aéroport de Keflavik, récupérez votre véhicule de location. C’est le véritable point de départ de votre road trip en Islande. Selon votre heure d’arrivée, deux options s’offrent à vous. La première : filer directement vers la ville de Reykjavik, la capitale la plus septentrionale du monde. C’est l’occasion de vous acclimater en douceur, de flâner dans ses rues colorées et de dîner dans l’un de ses excellents restaurants.
La deuxième option, que je préfère personnellement, est de commencer par une relaxation totale. Le fameux Blue Lagoon se trouve à seulement vingt minutes de l’aéroport. S’immerger dans ses eaux laiteuses et chaudes après plusieurs heures de vol est une expérience inoubliable. C’est une entrée en matière spectaculaire. Attention, la réservation est obligatoire et doit se faire bien à l’avance.
Si le Blue Lagoon est trop touristique ou cher pour vous, pas de panique. La péninsule de Reykjanes regorge d’autres sources chaudes et de paysages lunaires qui valent le détour. Cette première journée est une mise en bouche avant d’attaquer les grands espaces. Prenez le temps de faire quelques courses, de vérifier votre équipement et de vous reposer avant le grand départ sur la route 1.
Jour 2 : les merveilles géologiques du cercle d’or
Aujourd’hui, direction la route la plus célèbre d’Islande : le cercle d’or. Ce trio de sites exceptionnels est un concentré de la géologie islandaise. C’est souvent la première claque visuelle du voyage. Préparez-vous à être émerveillé. Le premier arrêt est le parc national de Thingvellir. Ce lieu est unique au monde car il se situe sur la faille qui sépare les plaques tectoniques nord-américaine et eurasienne. Marcher entre deux continents, ça n’arrive pas tous les jours !
Continuez ensuite vers le site de Geysir, qui a donné son nom à tous les geysers du monde. Si le grand Geysir est aujourd’hui presque inactif, son voisin, le Strokkur, vous offre un spectacle garanti. Toutes les cinq à dix minutes, il projette une colonne d’eau bouillante à plus de vingt mètres de hauteur. L’anticipation, le grondement puis l’explosion… c’est fascinant.
La troisième merveille est la puissante chute de Gullfoss, la « chute d’or ». Ses deux cascades successives se jettent dans un canyon étroit avec un vacarme assourdissant. Par temps ensoleillé, un arc-en-ciel permanent enjambe la cataracte. C’est un spectacle d’une force brute. Si le temps vous le permet, je vous conseille vivement un crochet par le cratère de Kerið. Ce lac d’un bleu profond logé dans un ancien cratère volcanique aux parois rouges offre un contraste de couleurs saisissant.
Jour 3 : les cascades mythiques et les plages de sable noir du sud
La côte sud est un enchaînement ininterrompu de merveilles naturelles. La journée commence avec deux des cascades les plus célèbres du pays. La première est la cascade de Seljalandsfoss. Sa particularité ? Un sentier permet de passer derrière le rideau d’eau. La sensation est magique, mais prévoyez un imperméable ! Quelques kilomètres plus loin, vous trouverez les cascades de Skógafoss. Plus large, plus puissante, elle tombe de 60 mètres de haut. Un escalier permet de monter à son sommet pour une vue plongeante spectaculaire.
Ensuite, la route vous mène vers les fameuses plages de sable noir de Reynisfjara. Face à vous, des orgues basaltiques impressionnantes et les stacks de Reynisdrangar qui se dressent fièrement hors de l’eau. Soyez extrêmement prudents ici : les vagues, surnommées « sneaker waves », sont imprévisibles et très dangereuses. Ne tournez jamais le dos à l’océan.
Votre étape du jour s’achève près du charmant village de Vík, le point le plus méridional de l’île. Le trajet pour y arriver est une expérience en soi, car vous traverserez d’immenses champs de lave recouverts d’une mousse verte épaisse. Ce paysage, presque extraterrestre, témoigne de la puissance des éruptions passées. Prenez le temps de vous arrêter pour admirer cette vision unique et d’une beauté étrange.
Jour 4 : randonnée sur glacier et lagunes de glace à Jökulsárlón
Aujourd’hui, vous entrez dans le royaume de la glace. Vous longez le parc national du Vatnajökull, qui abrite le plus grand glacier d’Europe. C’est l’occasion ou jamais de vivre une expérience inoubliable : une randonnée sur une langue glaciaire du glacier Vatnajökull. Accompagné d’un guide, vous explorerez un monde de glace bleue, de crevasses et de moulins. C’est un excellent moyen de quitter les sentiers battus et de comprendre l’immensité de ces géants de glace.
Le point d’orgue de la journée est sans conteste la lagune glaciaire de Jökulsárlón. Imaginez un lac parsemé d’icebergs qui se détachent du glacier et dérivent lentement vers la mer. Les nuances de bleu, de blanc et de noir sont infinies. Vous pouvez faire un tour en bateau, zodiac ou amphibien, pour vous approcher au plus près de ces sculptures de glace. C’est un spectacle hypnotique où l’on pourrait passer des heures.
Juste de l’autre côté de la route, ne manquez surtout pas Diamond Beach. Les icebergs de la lagune finissent leur course sur cette plage et viennent s’échouer sur le rivage. Le contraste entre la glace translucide et les plages de sable noir est d’une beauté à couper le souffle. Chaque marée apporte de nouveaux blocs de glace, ce qui rend le paysage différent à chaque visite. C’est l’un des endroits les plus photogéniques de toute l’Islande !
Jour 5 : exploration sauvage des fjords de l’est
Après l’effervescence de la côte sud, les fjords de l’est offrent un changement de rythme bienvenu. Cette région est plus isolée, plus sauvage et moins fréquentée. La route circulaire quitte la plaine pour épouser le relief d’une côte déchiquetée. Chaque virage révèle un nouveau fjord, un petit village de pêcheurs coloré ou une plage déserte. Prenez votre temps, la beauté ici réside dans la quiétude des paysages.
C’est une région idéale pour l’observation de la faune. En été, les falaises abruptes sont le refuge de milliers d’oiseaux marins. C’est l’un des meilleurs endroits du pays pour voir des macareux nichés, notamment près de Borgarfjörður Eystri. Ouvrez aussi l’œil sur la route, car c’est la seule région d’Islande où vous pourrez peut-être apercevoir des rennes en liberté.
Les villages comme Seyðisfjörður, niché au fond d’un fjord et célèbre pour son église bleue et sa rue arc-en-ciel, méritent un détour. La route qui y descend est spectaculaire. Toute cette région volcanique offre des paysages minéraux et des montagnes aux formes étranges. Les fjords de l’est sont une invitation à la contemplation et à un rythme de voyage plus lent.
Jour 6 : puissance volcanique et bains thermaux autour de Myvatn
En quittant les fjords, le paysage change radicalement pour laisser place à la région très active du lac Myvatn. C’est le cœur géothermique du nord de l’Islande. Ici, la Terre respire, gronde et fume. Préparez-vous à un décor apocalyptique et fascinant. Le lac Myvatn lui-même est une réserve ornithologique de premier plan, mais c’est surtout ce qui l’entoure qui impressionne.
Explorez les formations de lave de Dimmuborgir, un labyrinthe de piliers et d’arches volcaniques qui ressemble à une forteresse noire. Grimpez au sommet du cratère Hverfjall pour une vue à 360 degrés sur toute la région. Puis, dirigez-vous vers la zone géothermique de Hverir, où des baies de boue bouillonnent et des fumerolles sifflent dans un paysage ocre et stérile. L’odeur de soufre est intense, mais le spectacle est inoubliable !
Après une journée dans cette région volcanique intense, quoi de mieux que de se détendre ? Oubliez la fatigue et l’odeur de soufre dans les eaux laiteuses des Myvatn Nature Baths. C’est une excellente alternative au Blue Lagoon, souvent moins bondée et avec une vue imprenable sur les environs. Ces sources chaudes vous permettent de conclure la journée en beauté, au milieu de ces paysages façonnés par la puissance des champs de lave.
Jour 7 : observation des baleines à Húsavík et charme d’Akureyri
Aujourd’hui, cap sur Húsavík, considérée comme la capitale européenne de l’observation des baleines. Si voir ces géants des mers est sur votre liste, c’est l’endroit idéal. De nombreuses compagnies proposent des sorties en mer, souvent sur des bateaux de pêche traditionnels en chêne. Le taux de réussite est très élevé et l’expérience de voir une baleine à bosse sauter hors de l’eau est un souvenir impérissable. Juste au nord, près de Tjörnes, vous pourrez aussi voir des falaises où des macareux nichés ont élu domicile en été.
Après cette aventure maritime, prenez la route pour Akureyri, la deuxième plus grande ville du pays. Souvent appelée la capitale du nord, Akureyri est une ville étonnamment vivante et charmante, installée au fond du plus long fjord d’Islande, l’Eyjafjörður. Promenez-vous dans son centre-ville, admirez son jardin botanique (l’un des plus septentrionaux au monde) et grimpez les marches jusqu’à son église moderniste pour une belle vue.
Akureyri est une étape parfaite pour se « ré-urbaniser » un peu après plusieurs jours dans la nature sauvage des fjords de l’est et de Myvatn. C’est l’occasion de faire le plein, de profiter d’un bon restaurant et de se reposer. Si vous voyagez entre septembre et avril, gardez un œil sur le ciel : la région est un excellent spot pour observer les aurores boréales, loin de la pollution lumineuse de la capitale.
Jour 8 : cap vers l’ouest et découverte de la péninsule de Vatnsnes
Cette journée est une longue et belle transition qui vous mène de la capitale du nord vers l’ouest de l’île. La route 1 traverse ici de vastes vallées agricoles, un paysage plus doux qui contraste avec la rudesse des jours précédents. Mais ce serait dommage de ne faire que conduire. Je vous propose un détour qui sort des sentiers battus : la péninsule de Vatnsnes.
Cette péninsule est surtout connue pour ses colonies de phoques. Une piste de gravier en fait le tour et vous mène à plusieurs points d’observation. Avec un peu de patience et des jumelles, vous les verrez se prélasser sur les rochers ou jouer dans l’eau. C’est un spectacle paisible et touchant. C’est le genre de détour que permet parfaitement un voyage en van aménagé, où l’on peut prendre son temps.
Le symbole de la péninsule est Hvítserkur, un rocher de 15 mètres de haut en pleine mer, qui ressemble à un dragon ou à un rhinocéros qui s’abreuve. La légende dit que c’est un troll pétrifié par le soleil. Cette étape, moins spectaculaire que les glaciers ou volcans, offre une parenthèse de quiétude et de connexion avec une faune plus discrète. Vous pouvez même encore espérer une sortie pour l’observation des baleines dans les fjords de cette région.
Jour 9 : magie et légendes sur la péninsule de Snæfellsnes
Préparez-vous à une journée de magie pure sur la péninsule de Snæfellsnes. Souvent surnommée « l’Islande en miniature », elle concentre une incroyable diversité de paysages sur une centaine de kilomètres. On y trouve un glacier, des volcans, des falaises, des plages de sable noir et des villages de pêcheurs pittoresques. Le tout est dominé par la silhouette mystique du volcan-glacier Snæfellsjökull, porte d’entrée du « Voyage au centre de la Terre » de Jules Verne.
L’un des sites les plus photographiés d’Islande se trouve ici : la montagne de Kirkjufell et sa cascade Kirkjufellsfoss. Sa forme conique parfaite est reconnaissable entre mille. Continuez votre route pour découvrir les falaises de basalte de Lóndrangar, le village d’Arnarstapi avec son arche rocheuse de Gatklettur, et la plage de sable noir de Djúpalónssandur, parsemée des débris d’un naufrage.
Terminez votre exploration par le nord de la péninsule. Le charmant port de pêche du village de Stykkishólmur, avec ses maisons colorées et sa vue sur la baie de Breiðafjörður, est une étape parfaite. Depuis le port, vous pouvez même partir en excursion pour de l’observation des baleines. La diversité des paysages est telle que l’on a l’impression de revivre tout son voyage en une seule journée, avec l’ombre du grand glacier Vatnajökull en mémoire pour comparer les échelles.
Jour 10 : retour vers la capitale et détente au Blue Lagoon
C’est déjà le dernier jour de votre épopée islandaise. La boucle est presque bouclée. Il vous reste environ deux à trois heures de route pour rejoindre la capitale. Profitez de ce dernier trajet pour vous imprégner une dernière fois des paysages si particuliers de l’île. Selon l’horaire de votre vol, plusieurs options s’offrent à vous pour cette ultime journée.
Si vous ne l’avez pas fait à l’arrivée, c’est le moment idéal pour une halte relaxante au Blue Lagoon. Terminer le voyage en se prélassant dans ses eaux chaudes et siliceuses est une façon parfaite de dire au revoir à l’Islande et de se remémorer les moments forts du périple. Pensez à réserver votre créneau bien en avance. Il existe aussi d’autres sources chaudes plus récentes et tout aussi agréables comme le Sky Lagoon, plus proche de la capitale.
Vous pouvez également consacrer ces dernières heures à explorer plus en profondeur la ville de Reykjavik. Visitez la surprenante église Hallgrímskirkja, déambulez le long du port, découvrez la salle de concert Harpa et ses façades de verre, ou faites quelques achats de souvenirs. Et qui sait, si les conditions sont réunies et que vous voyagez à la bonne saison, peut-être aurez-vous la chance d’un dernier spectacle d’aurores boréales avant de vous diriger vers l’aéroport.
Conseils pratiques pour rouler en toute sécurité durant vos 10 jours en Islande
Maîtriser la météo changeante grâce aux bonnes applications
En Islande, la météo n’est pas une simple conversation, c’est un facteur de sécurité crucial. Le dicton local dit : « si tu n’aimes pas le temps qu’il fait, attends cinq minutes ». Préparez-vous à une météo qui change à toute vitesse, passant du grand soleil à la tempête de neige en un claquement de doigts, même en été. Ces conseils pour organiser vos journées sont donc essentiels.
Votre meilleur ami sera le site web (et l’application) vedur.is. C’est le service météorologique islandais, d’une fiabilité remarquable. Consultez-le chaque matin avant de partir et plusieurs fois par jour. Il vous donnera des informations précises sur le vent (un facteur très important), les précipitations et même un indice de probabilité pour la visibilité des aurores boréales. Une autre application indispensable est road.is, qui vous informe en temps réel de l’état des routes : fermetures, verglas, travaux…
Ne sous-estimez jamais les alertes météo. Une alerte au vent fort signifie que vous devez être extrêmement prudent avec les portières de voiture et qu’il peut être dangereux de conduire un véhicule haut comme un camping-car. Même en haute saison, une température de 10°C avec pluie et vent peut provoquer une hypothermie si vous n’êtes pas bien équipé. L’anticipation est la clé.
Règles de conduite spécifiques sur les routes de gravier
Conduire en Islande est une expérience en soi, et cela vient avec quelques règles spécifiques. En dehors des grands axes, vous rencontrerez de nombreuses routes de gravier (« gravel roads »). Même si elles ne sont pas des pistes « F », elles demandent une attention particulière. Ralentissez ! La vitesse maximale y est souvent de 80 km/h, mais il est plus sage de rouler bien en dessous pour garder le contrôle.
Vous croiserez aussi de nombreux ponts à une seule voie (« einbreið brú »). La règle est simple : le premier arrivé est le premier qui passe. Ralentissez bien en amont pour évaluer la situation. Une autre particularité est la présence d’animaux, principalement des moutons, qui errent en toute liberté durant l’été. Ils peuvent surgir à tout moment sur la route, alors restez vigilant. Dans les vastes champs de lave, la route peut être étroite et sinueuse, ne coupez jamais les virages.
Si vous avez loué un véhicule 4×4, il vous sera utile non seulement pour les Highlands d’Islande mais aussi pour avoir une meilleure adhérence sur ces routes de gravier. Cependant, il ne vous rend pas invincible. Enfin, une règle d’or : il est formellement interdit de conduire en dehors des routes et des pistes balisées. L’écosystème islandais, notamment la mousse, est extrêmement fragile et met des décennies, voire des siècles, à se régénérer.
Astuces pour se ravitailler et trouver du carburant partout
L’Islande est un pays peu peuplé, surtout en dehors de la région de la capitale. Les stations-service et les supermarchés peuvent être très éloignés les uns des autres, en particulier dans les fjords de l’Est ou dans le Nord-Ouest. La règle d’or est simple : faites le plein de carburant dès que vous passez devant une station et que votre réservoir est à moitié vide. N’attendez jamais d’être sur la réserve.
La plupart des pompes à essence sont automatiques et fonctionnent 24h/24 avec une carte de crédit à code PIN. Avoir une carte de crédit est quasi indispensable, beaucoup de pompes n’acceptent pas les cartes de débit étrangères. Votre location de voiture, qu’il s’agisse d’un petit modèle ou d’un grand véhicule 4×4, aura une consommation qui variera, mais l’anticipation reste la même pour tous.
Pour la nourriture, profitez des villes et des villages plus importants pour faire vos courses. Les supermarchés comme Bónus (le cochon rose), Krónan ou Nettó offrent les prix les plus bas et vous aideront à maîtriser votre budget de voyage. Dans les villages plus petits comme le village de Stykkishólmur, vous trouverez souvent une supérette, mais avec moins de choix et des prix plus élevés. Pensez à avoir toujours quelques provisions d’avance.
Privilégier le respect de la nature et des sites protégés
L’Islande est un trésor naturel d’une beauté brute mais aussi d’une grande fragilité. En tant que visiteur, il est de notre responsabilité de tout faire pour la préserver. Le principe de base est de ne laisser aucune trace de son passage (« Leave No Trace »). Emportez tous vos déchets avec vous jusqu’à la prochaine poubelle.
Il est absolument interdit de conduire hors-piste. Les traces de pneus dans la mousse délicate ou le sol volcanique peuvent rester visibles pendant des décennies. Respectez les sentiers balisés, que ce soit dans un parc national de Thingvellir ou sur un site géothermique. Ne marchez pas sur la mousse qui recouvre les champs de lave ; elle est extrêmement sensible et met des siècles à pousser. De même, ne construisez pas de cairns (ces petits monticules de pierres). Cela perturbe le paysage et est considéré comme une dégradation.
Sur les sites géothermiques, comme les zones de baies de boue ou près des sources chaudes, restez impérativement derrière les barrières et sur les passerelles. Le sol peut être instable et la croûte terrestre très fine, avec de l’eau ou de la vapeur brûlante juste en dessous. De même, sur un glacier comme le glacier Vatnajökull, ne vous aventurez jamais seul sans guide et sans équipement. Le respect de ces règles simples garantit non seulement votre sécurité, mais aussi la préservation de ces lieux uniques pour les générations futures.
Se loger et se restaurer au fil des kilomètres
Comparatif entre guesthouses authentiques et camping sauvage
En Islande, plusieurs options de logement s’offrent à vous, avec des budgets et des expériences très différents. Les guesthouses et les fermes-auberges sont une solution formidable pour un contact authentique avec les locaux. Vous dormez souvent chez l’habitant, dans des chambres simples mais confortables, et le petit-déjeuner est généralement copieux et délicieux. C’est une belle option dans des régions comme la péninsule de Snæfellsnes.
Pour les budgets plus serrés ou les amateurs de flexibilité, le camping est une solution idéale. L’Islande dispose d’un excellent réseau de campings, souvent situés dans des cadres magnifiques. Si vous voyagez avec un van aménagé, c’est la solution reine. Attention : le « camping sauvage » est désormais très réglementé. Il est interdit de passer la nuit dans une voiture, un camping-car ou un van en dehors des terrains de camping désignés, sauf autorisation explicite du propriétaire du terrain.
Peu importe votre choix, un conseil prévaut, surtout en haute saison : réservez à l’avance ! Les hébergements dans les zones touristiques, que ce soit près de la montagne de Kirkjufell, dans les fjords de l’est ou aux alentours de la capitale du nord Akureyri, sont pris d’assaut des mois à l’avance. Ne pas planifier vos nuits en été, c’est prendre le risque de devoir rouler des heures pour trouver un toit.
Goûter aux spécialités locales : du poisson frais au Skyr
Un voyage, c’est aussi une découverte culinaire ! La cuisine islandaise est simple, basée sur des produits d’une fraîcheur exceptionnelle. Le poisson est roi : le cabillaud, le saumon et l’omble chevalier sont délicieux. Goûtez la soupe de poisson ou de homard (« humar suppa »), un plat réconfortant parfait après une journée au grand air. Vous en trouverez d’excellentes dans la ville de Reykjavik ou dans les petits ports comme celui du village de Vík.
L’autre star de la gastronomie est l’agneau. Élevés en liberté, les agneaux islandais ont une viande tendre et savoureuse. La soupe d’agneau traditionnelle (« kjötsúpa ») est un plat roboratif et délicieux. Pour les plus aventureux, il y a des spécialités comme le requin fermenté (hákarl) ou la tête de mouton bouillie (svið). Près des falaises où l’on observe des macareux nichés, les menus des restaurants proposent souvent du poisson pêché le jour même.
Pour le quotidien, ne passez pas à côté de deux institutions : le Skyr, une sorte de yaourt très épais et riche en protéines, parfait pour le petit-déjeuner ou en en-cas. Et le hot-dog islandais (« pylsa »), servi avec des oignons crus et frits, et plusieurs sauces. C’est un repas bon marché et étonnamment bon ! Enfin, même les restaurants des sites touristiques comme le Blue Lagoon proposent une cuisine raffinée qui met en valeur les produits locaux. Près des cascades de Skógafoss, vous trouverez aussi de quoi vous restaurer simplement.
Comment économiser sur vos repas pendant le séjour
Manger au restaurant en Islande représente un coût important dans un budget de voyage. Heureusement, il existe de nombreuses astuces pour bien manger sans se ruiner. La première, et la plus efficace, est de cuisiner soi-même le plus souvent possible. Si vous avez un van aménagé ou si vous logez dans des auberges ou guesthouses avec cuisine partagée, c’est la solution idéale.
Faites vos courses dans les supermarchés discount comme Bónus, Krónan et Nettó. Les prix y sont bien plus bas que dans les petites supérettes de village. Préparez des pique-niques pour le midi. Un sandwich, une salade et un Skyr dégustés avec une vue imprenable sur un fjord ou près de Diamond Beach, c’est souvent bien mieux qu’un repas en salle ! N’oubliez pas un thermos pour emporter du café ou du thé chaud, très appréciable lors des journées fraîches.
L’eau du robinet est potable et délicieuse partout en Islande. Inutile d’acheter de l’eau en bouteille, remplissez simplement votre gourde. Pour les petits creux, les hot-dogs sont une option économique et savoureuse. En suivant ces conseils, vous ferez de belles économies que vous pourrez réinvestir dans une activité ou une excursion. Cela rendra la visite de sites comme le cercle d’or ou les abords des cascades de Skógafoss et de la cascade de Seljalandsfoss encore plus agréable.
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FAQ
Dix jours suffisent-ils pour visiter l’Islande ?
Cette durée permet de parcourir la célèbre route circulaire sans trop de hâte. C’est selon moi le compromis idéal pour voir les fjords ainsi que les cascades du sud lors d’un seul voyage. Vous profitez ainsi d’un aperçu complet des paysages volcaniques sans pour autant changer d’hôtel tous les matins.
Quel budget prévoir pour 10 jours en Islande ?
Le coût de la vie reste élevé et demande une certaine préparation financière car l’hébergement et la location de voiture pèsent lourd sur le portefeuille. Comptez environ 2 500 euros par personne pour une expérience confortable avec quelques activités guidées. Pourquoi ne pas cuisiner vos propres repas afin de réduire les frais de restauration ?
Quel est le meilleur mois pour aller en Islande ?
La réponse dépend surtout de vos envies de grand air ou de ciels étoilés. Le mois de juin offre le soleil de minuit et des journées infinies, tandis que septembre garantit souvent de superbes aurores boréales. Je préfère personnellement la fin de l’été pour la douceur du climat et l’accessibilité des pistes intérieures.
Est-il facile de conduire sur la Ring Road en hiver ?
La prudence reste de mise sur la route numéro un entre les mois de novembre et mars. Vous devez impérativement louer un véhicule quatre roues motrices pour affronter les rafales de vent et la neige. Est-ce que vous vous sentez à l’aise avec la conduite sur des plaques de glace ?
Peut-on voir des baleines et des macareux lors de ce circuit ?
La période entre mai et août offre les meilleures chances pour observer ces animaux marins incroyables. Il suffit de réserver une excursion en bateau depuis Húsavík pour admirer les cétacés dans leur habitat naturel. Ces moments de vie sauvage apportent une touche de magie supplémentaire à votre séjour.